“La Génération perdue. Des Américains à Paris 1917-1939”, une conférence de Vincent Bouvet – Asso. Châtel-Censoir d’Hier et d’Aujourd’hui – salle de réunion rue Pierre et Annie Hervé – (Châtel-Censoir, 89)

“La Génération perdue. Des Américains à Paris 1917-1939”, une conférence de l‘historien Vincent Bouvet auteur de l’ouvrage éponyme “La génération perdue ; des Américains à Paris ; 1914-1939”, éditions Cohen et Cohen, Paris 2016. La conférence, qui est organisée par l’association Châtel-Censoir d’Hier et d’Aujourd’hui, aura lieu  Samedi 25 juin à 14:30, salle de réunion rue Pierre et Annie Hervé à Châtel-Censoir.

“Jusque dans les années 1950, Paris demeura la capitale culturelle du monde occidental. Elle exerça un attrait quasi magnétique sur des générations entières d’artistes et d’intellectuels. Beaucoup d’entre eux migrèrent vers la Ville Lumière pour une période plus ou moins longue. Durant l’entre-deux-guerres, les expatriés anglophones, américains pour la plupart, furent particulièrement nombreux, impressionnés par la beauté de la ville, subjugués par la prégnance de l’Histoire, séduits par les restaurants et les cafés, attirés par la vie nocturne.
L’épicentre de la communauté se situait rive gauche, dans le quartier Montparnasse. Paris devint un terrain favorable pour que se révèlent des écrivains novateurs et controversés : Ernest Hemingway, puis Henry Miller. Une certaine “américanité” trouva ainsi sa source sur les bords de Seine et investit tous les arts : peinture, photographie, sculpture, architecture, danse, mode, etc. Durant ces deux décennies, 1920-1930, vécurent à Paris quelques-unes des autres figures littéraires américaines majeures comme Francis Scott Fitzgerald, John Dos Passos, William Carlos Williams, mais aussi les Britanniques James Joyce ou Samuel Beckett.
Les femmes, dont Gertrude Stein ou Djuna Barnes, furent des actrices à part entière dans cette révolution du modernisme. A la citation “L’Amérique est mon pays et Paris est mon chez-moi” de Gertrude Stein pourrait répondre le refrain de la chanson “J’ai deux amours, mon pays et Paris” de Joséphine Baker. Ces deux adages résument ce que fut cette aventure singulière de la Génération perdue.”

Vincent Bouvet est historien et historien de l’art spécialisé dans les sujets d’architecture et d’art décoratifs des XIXe et XXe siècles. Il a été rédacteur en chef de la revue “Monuments Historiques” et responsable d’édition aux éditions du Patrimoine. Il a collaboré à Beaux-Arts Magazine, Connaissance des arts, L’Objet d’art, à des ouvrages collectifs (Auteuil-Passy, Georges Hoentschel, etc.). Il est actuellement responsable de la communication d’une école nationale supérieure d’art à Paris.

 

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