Exposition “HÉLÈNE GUINEPIED (1883-1937), L’Art en liberté” – Les Musées d’Art et d’Histoire d’Auxerre – au cellier de l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre – (Auxerre, 89)

Les Musées d’Art et d’Histoire d’Auxerre présentent leur nouvelle exposition temporaire intitulée “Hélène Guinepied, l’Art en liberté“. Elle se tiendra du 26 février au 22 mai 2022 dans le Cellier de l’Abbaye Saint-Germain d’Auxerre. Entrée libre et gratuite.

“Un parcours méthodique autour de la pédagogie que fut Hélène Guinepied… Les Musées d’art consacrent une exposition à Hélène Guinepied, artiste, créatrice et pédagogue nivernaise trop peu connue. De ses œuvres inspirées par le japonisme et les Nabis à sa méthode révolutionnaire d’enseignement du dessin, découvrez les nombreuses facettes de cette artiste. 

Les musées d’Auxerre et Sophie Mouchet, commissaire d’exposition, mettent  l’accent sur un talent d’Hélène Guinepied : la pédagogie. Installée à Saint-Moré (Yonne) en 1920, l’artiste fonde un atelier de broderie d’art, faisant travailler de jeunes filles. Et c’est en leur faisant dessiner elles-mêmes des modèles qu’elle découvre une méthode de dessin révolutionnaire, appelée le dessin libre à grande échelle. Elle prendra ensuite le nom de méthode Helguy (HELène GUInepied). Le principe consiste à peindre d’abord une ébauche au fusain en grandeur nature, à repasser ensuite les contours à l’encre de Chine, avant de colorer l’ensemble à la gouache. Cette méthode favorise l’observation, la liberté d’interprétation et fait naître la confiance en soi car l’enfant est encouragé à se corriger lui-même.

Le succès du procédé est alors vite adopté par l’institutrice de Saint-Moré puis se propage dans toutes les écoles de l’Yonne. En 1929 à Auxerre, une exposition de dessins d’enfants attire les plus hautes autorités parisiennes (inspecteurs, directeur de l’enseignement général…) et fait les titres de la presse. Dans le contexte grandissant de l’Éducation nouvelle (Freinet, Montessori…), les pédagogues admirent la méthode Helguy qui se fait connaître et reconnaître, à travers plusieurs articles de revues pédagogiques et par plusieurs pratiques pédagogiques menées au-delà du département. Des artistes comme Gaston Chaissac ou Georges Dubuffet revendiqueront l’importance de l’enseignement d’Hélène Guinepied dans leur propre travail.”

 

Nota : “L’œuvre d’Hélène Guinepied est une œuvre en danger. Elle est en grande partie soustraite illégalement à la connaissance du public. Pourtant, elle est tombée dans le domaine public en janvier 2008. Les dessins, tableaux, photographies, objets, documents, lettres présentés dans LE PDF consultable ci-dessous, constituent un fonds d’une exceptionnelle valeur artistique et scientifique. À ce jour, ce fonds est détenu sans droit ni titre par une personne sans aucun lien de parenté avec l’artiste, qui en interdit l’accès, en empêche la divulgation, privant Hélène Guinepied de la reconnaissance qui lui est due et le public de l’accès à l’œuvre. Les conditions dans lesquelles ce fonds particulièrement fragile est « conservé » ne peut que susciter les plus grandes craintes. Sa dispersion, motivée par l’appât du gain, est à redouter également. Depuis 2016, l’Association Hélène Guinepied, conformément à ses statuts, tente d’obtenir par voie de justice (arrêt de la cour de cassation) la restitution de l’œuvre à l’État.”

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